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De douloureux tirages au sort
09/2006
Quelque 3 600 étudiants étrangers lorgnaient une des 1 658 places qui leur étaient attribuées.
Le tri a été sévère en kiné, en vété et en logopédie.
Marie-Dominique Simonet (CDH), la ministre de l'Enseignement supérieur en Communauté française, a tenu bon. Son décret «non-résident», qui impose un quota d'étudiants ne résidant pas en Belgique dans les filières d'enseignement les plus prisées à l'étranger, a été vilipendé dans les rues, attaqué devant la Cour d'arbitrage. Mais il est sorti (presque) indemne du tumulte. Il a donc pu produire ses premiers effets concrets ce lundi, à la faveur des nombreux tirages au sort qui ont été organisés pour désigner les étudiants - pour la plupart français - qui seront admis dans les auditoires à la rentrée.
Surabondance de demande
En tout, 3 593 demandes d'inscriptions (dont 7 doublons qui ont été écartés) avaient été introduites par des résidents étrangers dans les filières visées par le décret. Mais il n'y avait que 1 628 places à pourvoir: 457 pour les éducateurs spécialisés, 6 en audiologie, 142 pour les infirmières accoucheuses, 14 en podologie, 210 en logopédie, 134 en ergothérapie, 590 en kiné, 75 en médecine vétérinaire. Soit 1 965 de moins. Les tirages au sort, qui ont été organisés sous le regard d'un huissier dans chacune des Hautes Ecoles concernées et au siège du Conseil des recteurs francophones pour les filières universitaires, n'éviteraient pas certaines grosses désillusions.
Il n'y eut cependant point de larmes dans les écoles d'ergothérapie, de podologie et d'éducateurs spécialisés. Il n'y eut même pas toujours tirage au sort. Les demandes y étaient en effet globalement inférieures à l'offre: 132 demandes d'inscriptions en ergothérapie (pour 134 places), 10 demandes en podologie (pour 14 places) et 359 demandes d'éducateurs spécialisés (pour 457 places).
Le tri a en revanche été sévère dans les autres filières concernées par le décret. En kinésithérapie, ce fut même l'hécatombe. Près de 1 000 étudiants étrangers avaient rentré une demande pour les 348 places disponibles dans les Hautes Ecoles et 457 autres, pour les 242 places à leur disposition dans les auditoires universitaires. Cela fait 867 candidats au métier de kiné qui sont restés sur le carreau.
On retrouve des proportions comparables en logopédie (724 dossiers pour 210 places), dans les sections d'accoucheuses (379 dossiers pour 142 places) et en audiologie (29 dossiers pour 6 places). Enfin, pour les études de médecine vétérinaire, qui faisaient l'objet d'un examen d'entrée depuis 3 ans, il a fallu sélectionner 75 demandes d'inscription sur les 506 qui avaient été introduites.
Les étudiants qui ont été retenus ainsi que ceux qui ont été recalés seront prévenus de la décision les concernant le 11 septembre au plus tard. Certaines Hautes Ecoles ont cependant déjà commencé à prévenir tout le monde. Les universités en revanche ont décidé d'attendre la date butoir avant de prévenir les postulants du sort qui leur a été réservé. Elles veulent d'abord vérifier si les étudiants étrangers qui ont introduit un dossier remplissent les conditions d'inscription (titres requis, etc.). Mais elles pourraient avancer le moment du dévoilement des listes. C'est qu'il ne faut pas traîner. Les étudiants qui ont été retenus doivent avoir le temps d'organiser leur année (louer un kot, acheter les syllabi, etc.). Et les autres, de se retourner.
Quelque 3 600 étudiants étrangers lorgnaient une des 1 658 places qui leur étaient attribuées.
Le tri a été sévère en kiné, en vété et en logopédie.
Marie-Dominique Simonet (CDH), la ministre de l'Enseignement supérieur en Communauté française, a tenu bon. Son décret «non-résident», qui impose un quota d'étudiants ne résidant pas en Belgique dans les filières d'enseignement les plus prisées à l'étranger, a été vilipendé dans les rues, attaqué devant la Cour d'arbitrage. Mais il est sorti (presque) indemne du tumulte. Il a donc pu produire ses premiers effets concrets ce lundi, à la faveur des nombreux tirages au sort qui ont été organisés pour désigner les étudiants - pour la plupart français - qui seront admis dans les auditoires à la rentrée.
Surabondance de demande
En tout, 3 593 demandes d'inscriptions (dont 7 doublons qui ont été écartés) avaient été introduites par des résidents étrangers dans les filières visées par le décret. Mais il n'y avait que 1 628 places à pourvoir: 457 pour les éducateurs spécialisés, 6 en audiologie, 142 pour les infirmières accoucheuses, 14 en podologie, 210 en logopédie, 134 en ergothérapie, 590 en kiné, 75 en médecine vétérinaire. Soit 1 965 de moins. Les tirages au sort, qui ont été organisés sous le regard d'un huissier dans chacune des Hautes Ecoles concernées et au siège du Conseil des recteurs francophones pour les filières universitaires, n'éviteraient pas certaines grosses désillusions.
Il n'y eut cependant point de larmes dans les écoles d'ergothérapie, de podologie et d'éducateurs spécialisés. Il n'y eut même pas toujours tirage au sort. Les demandes y étaient en effet globalement inférieures à l'offre: 132 demandes d'inscriptions en ergothérapie (pour 134 places), 10 demandes en podologie (pour 14 places) et 359 demandes d'éducateurs spécialisés (pour 457 places).
Le tri a en revanche été sévère dans les autres filières concernées par le décret. En kinésithérapie, ce fut même l'hécatombe. Près de 1 000 étudiants étrangers avaient rentré une demande pour les 348 places disponibles dans les Hautes Ecoles et 457 autres, pour les 242 places à leur disposition dans les auditoires universitaires. Cela fait 867 candidats au métier de kiné qui sont restés sur le carreau.
Autres articles:
http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_254318.html?wt.bron=homeBottomOvz
http://www.europeus.org/archive/2006/09/01/de-pays-de-cocagne-la-belgique-redevient-le-plat-pays-des-et.html
http://www.e-tud.com/actualite/?281-belgique-le-systeme-des-quotas-d-etudiants-francais-remis-en-cause
Limiter à 30% les étudiants non-résidents
Le Soir en ligne
vendredi 03 février 2006, 18:16
Le nombre d'étudiants non-résidents qui s'inscrivent pour la première fois dans certaines filières d'études supérieures en Communauté française, telles que les études vétérinaires ou de kinésithérapie, devrait être limité à 30% dès la rentrée de septembre prochain.
Un avant-projet de décret, déposé par la ministre de l'Enseignement supérieur en Communauté française, Marie-Dominique Simonet, a été approuvé ce vendredi matin par le gouvernement de la Communauté française.
Ces dernières années, certaines filières d'études en Communauté française ont été l'objet d'un afflux important d'étudiants étrangers, Français dans leur immense majorité. Ces étudiants sont confrontés dans leur pays à une sélection sévère à l'entrée dans ces études et viennent pour cette raison s'inscrire en Belgique.
Cette année académique, les universités en Communauté française recensent 86,4% d'étudiants étrangers en première année de médecine vétérinaire. En kinésithérapie, le taux est de 78,1%. Conséquence: un risque de pénurie, puisque en 2005, seuls 34 étudiants diplômés de l'enseignement secondaire en Communauté française ont eu accès à leur première année d'études en médecine vétérinaire.
Or, le secteur estime qu'il faut former entre 100 et 120 vétérinaires par an pour répondre aux besoins de la profession en Belgique. Une des réponses envisagées pour y remédier a été le concours d'admission, mais ce système a progressivement évincé les étudiants belges francophones des études de médecine vétérinaire.
Ces trois dernières années, le pourcentage d'étudiants français ayant réussi ce concours est passé de 66% à 86%. Le risque de pénurie entraîne un risque pour la santé publique, estime Marie-Dominique Simonet. Et c'est le cas aussi dans les autres filières concernées par l'avant-projet de décret. Arguant de l'"intérêt général", la ministre propose de limiter à 30% le nombre d'étudiants "non-résidents" qui s'inscrivent, pour la première fois, dans le premier cycle de certaines études.
Les filières concernées sont celles où la proportion d'étudiants diplômés de l'enseignement secondaire en Communauté française dépasse les 40%. Actuellement, il s'agit des études supérieures non-universitaires en kinésithérapie, podologie, logopédie, ergothérapie, d'infirmières-accoucheuses et d'éducateurs spécialisés, ainsi que des études universitaires en médecine vétérinaire et kinésithérapie.
Le critère de base de la réglementation est la "résidence", qui se fonde sur un "lien de rattachement" avec la Communauté française. Les étudiants non-résidents sont ceux qui viennent en Communauté française exclusivement pour y entamer des études supérieures , précise la ministre. En revanche, seront admis sans restriction les résidents "de longue date" (trois ans minimum), les enfants des travailleurs installés en Belgique, les réfugiés politiques, les étrangers régularisés, les boursiers de la coopération au développement, etc. Le projet ne prévoit pas de sélection organisée.
S'il passe, on peut s'attendre le 1er septembre prochain à voir des files d'étudiants "non-résidents" se presser aux bureaux d'inscription pour entrer dans le quota des 30%, selon la loi du premier arrivé premier servi. La ministre, qui constate que ces files existent déjà actuellement, estime à 1.600 le nombre total d'étudiants non-résidents qui ne trouveront plus place dans les auditoires en Communauté française.
J'ai rencontré les autorités françaises qui, de leur côté, maintiennent leur système de contingentement , a indiqué Marie-Dominique Simonet. La ministre CDH est persuadée que son projet est en conformité avec les règles de mobilité européenne. Il est pertinent, nécessaire et proportionné, et il n'existe pas de mesure alternative possible , plaide-t-elle. Avec 30% d'étudiants non-résidents, la Communauté française accueillera toujours un nombre d'étudiants étrangers largement supérieur à la moyenne européenne , ajoute-t-elle.
Le nouveau système sera accompagné de mesures pour éviter que certaines écoles ne soient confrontées à des difficultés dues à une réduction importante de leur nombre d'étudiants. Il s'agit d'une mutualisation des éventuelles mises en disponibilité d'enseignants et d'une réorientation du fonds de solidarité mis en place en 1996 afin d'atténuer les effets des variations importantes du nombre d'élèves.
(D'après Belga)
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